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Bilan du Forum de l'immobilier d'entreprise

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Le Centre Régional d'investissement a dégagé un certain nombre d'observations suite à la première rencontre des professionnels du

Le Centre Régional d'investissement a dégagé un certain nombre d'observations suite à la première rencontre des professionnels du secteur. Le Centre régional d'investissement du Grand Casablanca (CRI) se prépare à organiser la deuxième édition du Forum de l'immobilier d'entreprise (FORIMME) prévu à la fin du second trimestre 2011. Pour ce faire, le comité scientifique en charge de cette mission a d'abord analysé les résultats de l'enquête de satisfaction du 1er forum, organisé sur le thème « les zones d'activité économique : à la rencontre de nouvelles expériences ». Le comité a ainsi soulevé les thèmes qui ont intéressé les participants, mais aussi les points à rectifier lors du prochain FORIMME. Dans ce cadre, il a constaté que près de 79 % des participants ont trouvé le forum fructueux en matière d'information. Par contre, seulement 34 % des participants ont été très satisfaits des opportunités de business offertes par la rencontre, alors que 20 % des personnes questionnées se sont dites satisfaites. Même constat pour les participants peu satisfaits et ceux qui ont choisi de ne pas donner leurs avis. Dans ce même contexte, 6 % des personnes questionnées ont affirmé leur insatisfaction totale du forum en tant qu'opportunité pour établir des relations d'affaires. Néanmoins, 88 % des participants souhaiteraient participer à la prochaine édition.S'agissant des différents débats animés lors du FORIMME 2010, les avis divergent, selon la nature des thèmes discutés et les interventions des panélistes. Ainsi, pour le 1er panel, qui a traité de la planification urbaine, le taux de satisfaction a atteint les 78 %. Au cours de cet atelier, les participants ont partagé l'expérience de «Entreprises et Mobilités Services » à propos de l'emplacement des zones d'activité économique. A ce sujet, Isabelle Rivière, directrice de cette filiale du groupe RATP avait affirmé que l'accessibilité est un élément clé pour attirer les entreprises et rendre une zone d'activité économique plus prisée. « Les solutions « transport » se révèlent être des éléments déterminants pour les entreprises dans leurs choix de s'implanter dans des zones d'activité économique plutôt que d'autres », a-t-elle expliqué. Dans le même cadre, Bertrand Boulle, président de Mall & Market a souligné que «les anciens bâtiments peuvent être retravaillés et revalorisés en les intégrant dans des projets des zones d'activité économique ». Si ces interventions ont eu la satisfaction totale de 40 % des participants, le deuxième sujet de débat programmé au FORIMME 2010 s'est révélé légèrement moins intéressant. 39 % des participants ont été très satisfaits de l'atelier sur «l'aménagement et développement des ZAE», alors que 26 % se sont dits seulement satisfaits. Par ailleurs, l'analyse de satisfaction pour le débat concernant la «commercialisation et gestion des zones d'activité économique» a révélé un pourcentage de satisfaction qui avoisine les 60 %. Il est à noter que durant ce panel, les participants ont pu profiter des expériences étrangères, mais aussi des conseils de professionnels marocains. A ce sujet, Mounir Benyahya, directeur de SOGEPOS a disséqué dans son intervention la nature de la demande en matière de ZAE. «Entre l'achat, la location ou les bâtiments prêts à l'emploi, chaque solution a ses avantages et ses inconvénients. L'achat permet la valorisation du patrimoine et permet d'un autre côté de disposer de garanties réelles vis-à-vis des banques. Mais pour cela, il faut mobiliser des moyens financiers importants que l'entreprise n'a pas toujours », a-t-il déclaré. Et de préciser que le recours à l'achat fait également augmenter les taxes locales et professionnelles. A contrario, la location permet de préserver les moyens financiers de l'entreprise et lui donne la possibilité de désinvestir plus rapidement si le besoin s'impose. Selon Mounir Benyahya, la troisième solution, celle des bâtiments prêts à l'emploi, semble émerger lentement mais sûrement au Maroc. Néanmoins, il estime que les tarifs demeurent dissuasifs parce que chers, et l'adéquation entre les espaces prêts à l'emploi et les besoins des entreprises est difficile à trouver sur le marché actuellement. Grosso modo, la première édition du Forum d'immobilier d'entreprise semble avoir atteint ses objectifs. Toutefois, il reste encore des améliorations à apporter afin de répondre aux attentes des professionnels installés au niveau du Grand Casablanca qui espèrent trouver dans ce genre d'événements une solution à leurs soucis, tels que la cherté du foncier, le manque d'équipements et d'infrastructures ainsi que la vétusté du parc industriel existant.

Pour une meilleure constitution des réserves foncières

La première édition du Forum d'immobilier et d'entreprise s'est intéressée surtout à la constitution des réserves foncières. Suite à plusieurs débats et réflexions, les participants à cette rencontre ont recommandé à l'Agence marocaine de développement des investissements, aux collectivités locales, aux agences urbaines ou aux agences foncières, le cas échéant, de constituer des réserves foncières importantes pour assurer le développement des zones d'activité futures ainsi que pour répondre aux enjeux de l'emploi des régions et accompagner les stratégies sectorielles aussi bien nationales que régionales. En outre, le forum a insisté sur le fait que la constitution des réserves foncières devra se faire en anticipant sur les futurs schémas directeurs et permettre un aménagement du territoire combinant activités et mobilité. Le ministère de l'Equipement et du Transport devrait aussi, dans le cadre des expropriations pour la réalisation des autoroutes, envisager des expropriations de fonciers longeant le tracé en prévision des futurs espaces d'activités logistiques, industrielles, commerciales Par ailleurs, les futurs plans d'aménagement devraient préserver les anciennes zones industrielles et les intégrer en tant que zones d'activité et ne pas les transformer en zone de logement. In fine, les participants au forum recommandent d'encourager l'échange de terrains domaniaux lorsqu'il s'agit de parcelles non adaptées aux zones d'activité avec des terrains privés susceptibles d'accueillir des zones d'activité.

Source: LE Matin

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