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Les transports en commun en mutation

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L'Autorité organisatrice des déplacements urbains (AODU) a pour objectif de réorganiser le système du transport collectif afin de

L'Autorité organisatrice des déplacements urbains (AODU) a pour objectif de réorganiser le système du transport collectif afin de fluidifier la circulation. Un projet pour 2012 plutôt en bonne voie. «Prendre le bus est pour moi un calvaire quotidien», témoigne Ayoub qui prend deux lignes tous les matins pour se rendre de son domicile à Sidi Bernoussi à son lieu de travail au centre-ville. «Je prends la ligne 47 puis la ligne 65, je suis constamment en retard et cela me crée des problèmes avec mon employeur», explique Ayoub, une des nombreuses «victimes» des transports en commun. Son quotidien est celui de beaucoup de Casablancais que l'on aperçoit amassés devant les stations d'autobus ou de taxis. «C'est toujours plein, on s'entasse, on a du mal à respirer et il est rare de faire le trajet assis en heure de pointe», explique Hala, qui utilise le moyen de transport le moins cher, faute d'argent, puisqu'elle est encore étudiante. Hala fait partie des nombreux voyageurs de la ville blanche qui font les frais des aléas des transports en commun. «Je suis obligée de prendre le bus, si je devais prendre un taxi, le trajet me reviendrait à 50 DH et je ne peux pas me le permettre», continue-t-elle. Des retards, une infrastructure défaillante, des débordements, en heure de pointe surtout, et des problèmes de correspondance, tel est le quotidien du Casablancais qui s'aventure dans les transports en commun. «Cela a même des conséquences sur ma santé : j'ai les nerfs à vif et je suis déjà fatiguée avant même de commencer ma journée de travail», rapporte Sanae, fonctionnaire. «On ne cesse de nous faire des promesses, mais quand est-ce que la situation va réellement changer '» s'exclame Mohamed, 40 ans, employé de bureau.Une question qu'a soulevée l'Autorité organisatrice des déplacements urbains qui a pour objectif de réorganiser le transport collectif par autobus en 2012. De bonnes résolutions pour la nouvelle année, puisque les conditions des voyageurs casablancais empirent de jour en jour. Le projet consisterait à mettre en place une autorité indépendante qui organiserait les déplacements urbains dans l'agglomération pour faciliter la gestion des différents transports en commun et leur correspondance. «L'idée est de faciliter les déplacements des Casablancais en analysant la situation et en y trouvant les solutions adéquates», explique un responsable de l'AODU. «Un observatoire sera créé à cet effet et nous cherchons un bureau d'études pour nous assister techniquement dans notre tâche», continue le responsable qui n'a pas consenti à nous donner plus d'information. Pour ce qui est des autobus, il est question de réviser le contrat de gestion déléguée du transport collectif par autobus dont le bilan n'est pas positif. L'amélioration des performances de celui-ci est donc au c'ur du sujet. Il s'agit aussi d'identifier les moyens d'assurer l'équilibre économique et de financier ce mode de transport. En effet, selon une étude menée par l'AODU en 2007, la proportion des usagers utilisant les transports en commun passerait à 19% en 2019 contre 13% en 2004, avec l'objectif d'attirer les utilisateurs d'autres modes de transport. En somme, il s'agirait de trouver un moyen d'améliorer l'état du réseau de bus actuel et de mieux le structurer. Un projet qui devrait impliquer le Casablancais et qui devrait se faire en concertation avec lui afin d'engager ce chantier sur une bonne voie.

Un futur système de billettique commun

L'Autorité organisatrice des déplacements urbains a commandité à la fin de 2010 une étude pour la restructuration du réseau de transport collectif dans le Grand Casablanca pour accompagner la mise en circulation du futur tramway. Cette étude devait déboucher sur l'élaboration d'un plan de circulation pour réorganiser le partage de l'espace public entre les différents modes, c'est-à-dire les automobilistes, les transports collectifs et les piétons. Toujours dans l'agenda de 2012, le second chantier concerne la création d'un Observatoire de la mobilité qui aura pour tâche de collecter les données qualitatives et quantitatives des déplacements des Casablancais et de les analyser afin d'anticiper les comportements en matière de mobilité et d'y faire face.

Source: LE Matin

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