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Souk Dallas, après l'incendie

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Les ravages du feu dans ce marché du quartier de Hay Hassani font ressurgir les problèmes de désorganisation des marchés, des dépô

Les ravages du feu dans ce marché du quartier de Hay Hassani font ressurgir les problèmes de désorganisation des marchés, des dépôts et des usines. Dix baraques ont été incendiées le lundi 23 janvier à Hay Hassani, plus précisément à souk Dallas. L'incendie n'a heureusement pas fait de victimes. Néanmoins, les pertes financières sont considérables. Les flammes ont ravagé des magasins de meubles d'occasion et de ferraille. Les échoppes embrasées ont craché une fois de plus le feu de tous les côtés, causant par une panique parmi les habitants des quartiers avoisinants. Quinze autres commerces ont été également touchés par le feu. Sur place, tout le monde est choqué. Certains commerçants ont tenté d'entrer à leurs magasins malgré les flammes pour sauver ce qui reste de leur capital.« L'incendie dévastateur devrait se solder par des dégâts évalués à plusieurs millions de dirhams. Les personnes sinistrées ont perdu toutes leurs marchandises », indique un témoin oculaire. « Les dégâts matériels sont importants en raison de l'existence sur les lieux de matières inflammables en quantité », indique un commerçant de la place qui semble accepter le drame. Il faut dire que ce scénario est devenu habituel pour « souk Dallas ». Ce n'est pas la première fois que ce marché est incendié. Les flammes lui ont donné rendez-vous auparavant. « Tout le monde était mobilisé pour évacuer les magasins sinistrés. Je pense que ce sont les vendeurs de volaille et les ferrailleurs qui ont été les plus touchés. C'est la deuxième fois que j'assiste à un incendie de ce souk. À chaque fois, c'est une partie différente du marché qui est ravagée par les flammes. L'année dernière, le feu s'est déclenché le 1er jour de ramadan vers 1h du matin. C'était effrayant, j'avais peur car que le feu est arrivé jusqu'à ma maison. C'était la première fois que j'assistais à un incendie de cette ampleur », indique une jeune femme qui habite à côté de souk Dallas. Un autre riverain affirme que « l'installation d'un tel marché au sein d'une zone résidentielle représente un grand danger ». Et de préciser que les habitants ont souvent peur pour leurs enfants. Certains d'entre eux ont même pensé à déménager. Selon un sapeur-pompier, le problème des incendies sera toujours d'actualité tant que les marchés tels que « souk Dallas » resteront désorganisés. « Ces incendies à répétition posent à nouveau le problème de la coexistence en un même espace de plusieurs métiers : soudeurs, vendeurs de tissu, menuisiers qui devraient être séparés les uns des autres », indique un responsable communal. Et d'ajouter que ce danger menace plusieurs quartiers de la ville et non seulement Hay Hassani. Il faut dire que la réglementation en matière de sécurité et contrôle de qualité est souvent bafouée au niveau de la capitale économique. « La réglementation est claire à ce sujet, mais on a plus besoin d'un travail de sensibilisation afin d'inciter les citoyens à respecter les normes de sécurité », indique un responsable à la protection civile. D'après lui, bon nombre d'incendies pourraient être évités grâce à un peu de vigilance et de sensibilisation. Toutefois, les incendies industriels et dans les marchés informels ne sont pas à négliger malgré les mesures prises par le ministère de l'Intérieur. « Le nouveau guide de la protection civile concerne uniquement les nouvelles constructions. Pour les bâtiments existants, la justice ne peut intervenir qu'en cas d'incendie ou de plainte », affirme un responsable de la ville. Ainsi, les risques d'incendie n'épargnent presque aucun quartier. Il suffit de faire un tour dans la métropole pour constater l'installation de dépôts, marchés informels et usines en pleine zone résidentielle. Des unités de fabrication de textile ou produits chimiques sont même aménagées dans des immeubles qui abritent des dizaines de familles notamment dans les quartiers périphériques.

Sapeurs-pompiers

Près de 400 sapeurs-pompiers exercent au niveau de la capitale économique. Ces derniers 'uvrent pour la protection des citoyens. Pour ce faire, ils disposent d'une centaine d'engins, dont plusieurs camions-citernes. Les pompiers du Grand Casablanca organisent en permanence des formations et des exercices de sauvetage afin d'améliorer la qualité et le délai de leurs interventions qui se font normalement en une vingtaine de minutes si les informations communiquées au centre des pompiers sont précises.

Source: LE Matin

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