News central: Quid de la politique de la ville ' Quid de la politique de la ville ' ================================================================================ redaction on 21/01/2012 08:39:19 Programmée le 26 janvier, cette rencontre parlera du projet de la mise en place d'une réelle politique de la ville pour Casablanca. Casablanca sera encore une fois sous les feux des projecteurs le 26 janvier puisqu'un ensemble d'amoureux de la ville se poseront la question suivante : «Qu'attendre d'une politique de la ville '».Une question à laquelle des professionnels et des Casablancais tenteront de répondre ensemble durant la 8e édition du «Café Politis». En attendant, la question qui se pose réellement est de savoir si Casablanca dispose d'une politique de la ville ' «Je pense qu'il n'y a réellement pas de politique de la ville non seulement à Casablanca, mais dans n'importe quelle autre ville du royaume», explique Ahmed Ghayet, fondateur de Marocains pluriels et du «Café Politis». «D'ailleurs, c'est la première fois, je pense, qu'un intitulé ministériel comporte la notion de politique de la ville puisque Monsieur Nabil Benabdellah, invité de cette édition, est ministre en charge de la Politique de la Ville, l'habitat et l'urbanisme», continue cette personne engagée, qui a travaillé au sein du cabinet de Martine Aubry dans le cadre de la politique de la ville justement. Un sujet qui lui tient particulièrement à c'ur d'autant plus que la définition de la politique de la ville est à la fois simple et difficile à cerner. «La politique de la ville est ce qui devrait permettre à une population de vivre ensemble dans une même cité avec des autorités qui investissent autant dans l'humain que dans les murs», explique Ahmed Ghayet. L'humanisme du Casablancais qui s'éteint de plus en plus à cause de quartiers populaires excentrés, de l'existence d'une réelle frontière entre Hay Mohammadi et Californie par exemple, ce qui creuse le fossé entre les habitants de la ville et qui rend l'instauration d'une réelle politique de la ville difficile. «Ce n'est pas facile d'appliquer une politique de la ville à Casablanca vu son étendue immense, la concentration de la population, des quartiers enclavés, du centre-ville quasi inexistant, du nouveau centre-ville du côté de Maârif peu accessible à la jeunesse des quartiers populaires, des services publics inexistants dans les quartiers défavorisés ou dans les bidonvilles», explique le fondateur du «Café Politis». Une ville qui a plusieurs âmes, plusieurs vies, une ville à plusieurs vitesses puisqu'on assiste à la naissance de plusieurs Casablanca. Une ville où ses habitants n'ont pas les mêmes chances s'ils habitent à Sidi Maârouf ou à Anfa, une ville où quelqu'un qui réussit quitte souvent son quartier par besoin d'ascension sociale alors que dans les années 60, on achetait une maison plus grande dans le quartier de l'enfance, tels un symbole de réussite et un exemple pour les générations futures.Comment donner une unité humaine à cette ville ' Un des éléments de réponse est la concertation selon Ahmed Ghayet. «La première chose à faire est de demander l'avis des Casablancais au lieu de leur faire subir des projets qu'ils n'ont pas choisis». En effet, il s'agirait de consulter la jeunesse sur ce dont elle a envie, les mères sur leurs besoins au sein de la ville. «Lors de mon déplacement dans l'ancienne médina, nous nous sommes rendu compte que les jeunes étaient friands de sports de combat, mais qu'ils ne disposaient que de 10 m2 pour s'entraîner alors qu'il y a des tas de locaux fermés. La jeunesse a besoin de s'exprimer», continue la même source. «Pourquoi ne pas créer un Conseil de la jeunesse '», réfléchit tout haut Ahmed Ghayet. Des milliers de solutions sont envisageables puisque tout est à faire dans la ville blanche. Une politique de la ville, une politique de Casablanca qui rendrait la métropole un peu plus humaine et moins difficile à vivre. Un pari que se donne le «Café Politis», jeudi 26 janvier, afin de s'offre l'occasion de parler avec des professionnels dont Nabil Benabdellah, qui, selon Ahmed Ghayat, est ravi de recueillir les propositions de la jeunesse casablancaise sur cette nouvelle thématique, une première pour lui, une première pour le Maroc. Historique L'idée du «Café Politis», lancée le 30 juin 2011 et destinée à être organisée chaque mois, est née du constat de la distance qui sépare la jeunesse marocaine de la politique. Sur le modèle des «Cafés littéraires», il s'agit d'inviter, dans un cadre familier, convivial et d'expression libre, des hommes et des femmes en lien avec l'engagement, la vie de la cité , la citoyenneté et la politique à venir instaurer un dialogue fructueux et «sans tabous» avec les jeunes afin de susciter leur adhésion à l'idée d'engagement, de participation, d'adhésion au processus de vote. Engagés, intègres, sincères ces hommes et ces femmes sont susceptibles de donner voire redonner confiance aux citoyens et citoyennes et de les «réconcilier» avec la politique ! Source: LE Matin