News central: L'éclaircie touristique se confirme L'éclaircie touristique se confirme ================================================================================ redaction on 04/08/2010 17:35:17 Depuis le début de l'année 2010, le tourisme au Maroc a généré 22,7 MMDH, soit une hausse de 10%. Malgré la conjoncture actuelle marquée par la crise financière internationale, les indicateurs affichés par le secteur du tourisme restent satisfaisants, notamment en comparaison avec les performances de certains pays concurrents. Bien qu'évoluant toujours dans un contexte marqué principalement par les effets pervers de la dégradation des performances économiques internationales, la diminution du trafic aérien international, en plus de la détérioration du pouvoir d'achat des consommateurs, certaines activités liées au voyage et aux loisirs tiennent la route. Au cours du mois de juin 2010, le volume des nuitées réalisées dans les établissements classés a enregistré sa plus forte progression depuis le début de cette année (+17% soit 219 000 nuitées additionnelles par rapport à juin 2009). «Cette évolution remarquable s'explique par les bonnes performances affichées, aussi bien par les touristes non résidents (+16% soit 161 000 nuitées additionnelles) que par les résidents (+22% soit 58 000 nuitées de plus) ». Selon les dernières statistiques livrées par l'Observatoire du Tourisme, à l'image des nuitées, le nombre d'arrivées de touristes aux postes frontières s'est fortement accru durant ce mois de juin 2010 (+20%). Cette tendance très positive a touché aussi bien les touristes étrangers (+20%) que les MRE (+21%).Au terme de ce même mois, le nombre de nuitées s'est inscrit en hausse pour la majorité des destinations touristiques. Marrakech et Agadir, les deux principaux pôles touristiques du Royaume, ont réalisé une croissance à deux chiffres (+17% et +16% respectivement). Casablanca, Tanger, Rabat et Fès ont vu leurs nuitées évoluer significativement (+9%, +17%, +20% et +20% respectivement). En revanche, les villes de Tétouan et de Ouarzazate ont connu des baisses respectives de 14% et 24%. Après avoir vécu une longue phase de ralentissement conjoncturel, les nuitées réalisées dans les établissements d'hébergements touristiques classés semblent entrer dans une phase haussière mais sans atteindre leur niveau tendanciel. La hausse des nuitées du tourisme récepteur (+16%) est principalement attribuée aux marchés britannique (+75%), espagnol (+25%), russe (+51%) et italien (+40%).Enfin, le taux d'occupation moyen des chambres s'est amélioré de 4 points par rapport à juin 2009 pour atteindre 44% en juin 2010. Au terme du premier semestre de l'année 2010, les nuitées totales enregistrées dans les établissements d'hébergement touristique classés ont affiché une hausse de 10%. Depuis le début de l'année 2010, le volume des arrivées des touristes aux postes frontières a augmenté de 13% par rapport à la même période de 2009, atteignant presque 4 millions de touristes. Les principales villes touristiques ont enregistré de bonnes performances durant le premier semestre de l'année 2010. En effet, Marrakech, Casablanca, Tanger et Rabat ont connu des hausses significatives de leurs nuitées (+16%, +14%, +14% et +11% respectivement) Les villes d'Agadir et de Fès ont affiché une quasi-stabilité (-1% chacune) alors que la ville de Ouarzazate est la seule principale destination à avoir réalisé une baisse (-9% de nuitées). L'analyse par marché émetteur montre que l'augmentation des nuitées du tourisme récepteur (+9%) est le résultat des bonnes performances affichées par les marchés britannique (+34%), espagnol (+11%) et italien (+15%). Par ailleurs, les résidents ont enregistré une croissance notable de 12% au premier semestre 2010, comparativement avec la même période de l'année précédente. Quant au taux d'occupation moyen des chambres réalisé durant les six premiers mois de 2010, il a gagné 2 points pour s'établir à 43%. A l'issue des six premiers mois de l'année, le nombre de passagers internationaux ayant transité par les aéroports internationaux du Royaume a atteint presque 6,1 millions, contre 5,3 millions comparativement à la même période de l'année dernière, soit une progression de +16%. 47% de ces passagers ont transité par l'aéroport de Mohammed V. Les recettes voyages ont enregistré une hausse de +7% par rapport au même mois de l'année précédente. Depuis le début de l'année 2010, le tourisme au Maroc a généré 22,7 MMDH, soit une hausse de 10% par rapport à la même période de l'année dernière. Les perspectives de croissance, pour l'année 2010, avancées par l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), n'ont pas changé. Elles tablent sur une augmentation de 3 à 4% des arrivées de touristes internationaux. Pour l'activité touristique nationale, elle pourrait enregistrer une croissance plus soutenue. L\'indicateur Du Climat Du Tourisme L'indicateur du climat du tourisme, élaboré par le département du Tourisme, est un baromètre de l'activité touristique, permettant d'appréhender l'évolution du secteur du tourisme, à travers la perception future de l'activité hôtelière. Cet indicateur est basé sur les opinions des hôteliers, concernant les réalisations, ainsi que les pronostics à court terme de l'évolution des principaux facteurs agissant sur leur activité notamment, les réservations, les ventes et l'emploi. Ces opinions sont généralement réparties entre ceux qui prévoient une augmentation de l'activité, ceux qui s'attendent à une baisse et ceux qui estiment que l'activité restera stable. L'élaboration de cet indicateur passe par la réalisation de l'enquête du climat du tourisme, à base trimestrielle, auprès des professionnels de l'hébergement classé. Une fois l'enquête achevée, l'étape suivante consiste à transformer les données qualitatives des opinions des hôteliers en données quantitatives (soldes d'opinion). Enfin, se calcule l'Indicateur de Climat du tourisme formé de trois composantes : les réservations, l'emploi et les ventes. L'ICTOUR est un indicateur qui oscille entre +100 (situation d'optimisme total) et -100 (situation de pessimisme total). Ainsi, plus sa valeur est positive, plus la conjoncture est favorable. Généralement, s'il est situé entre 0 et +30, on parlera dans ce cas d'une stabilité ou d'une légère hausse, et s'il dépasse +30, on parlera d'une augmentation, et inversement. Source: LE Matin