Quelle prise en charge pour les malades '
La Société marocaine de neurologie a tenu une conférence de presse sur le Congrès mondial de neurologie de Marrakech et l'impact s
La Société marocaine de neurologie a tenu une conférence de presse sur le Congrès mondial de neurologie de Marrakech et l'impact sur la société. Présenter l'état d'avancement du congrès mondial de neurologie, mais aussi et surtout attirer l'attention sur les conditions de prise en charge des maladies neurologiques dans notre pays, tels ont été les objectifs de la conférence organisée et animée par le Pr Mostafa El Alaoui Faris, Dr Hicham Chafiq et le Comité Marocain d'Organisation du Congrès Mondial qui s'est tenu jeudi dernier à Casablanca. Les intervenants ont, de ce fait, relevé la liste des maladies neurologiques les plus fréquentes au Maroc. En l'occurrence, les maladies neuro-développementales chez l'enfant sont responsables de handicaps moteurs et intellectuels à vie qui nécessitent une prise en charge médicale et un enseignement spécialisé. «Or nous manquons cruellement de personnel qualifié et de structures de réadaptation dans notre pays et ceci même dans les grandes villes. Tout le fardeau de la prise en charge de ces enfants, souvent lourdement handicapés, est porté par des parents vivant le plus souvent dans des conditions économiques difficiles», ont souligné les spécialistes.Autre maladie, l'épilepsie qui se trouve être la maladie neurologique la plus fréquente après la migraine. «Dans la majorité des cas, l'épilepsie peut être traitée et souvent guérie définitivement par des médicaments antiépileptiques. Or, ces médicaments ne sont pas disponibles dans les centres de santé et les patients pauvres n'y ont donc pas accès pour des raisons économiques», soulignent-ils. Et d'ajouter: «La lutte contre l'épilepsie passe définitivement par l'information de la population pour une consultation systématique et une prise en charge rapide. De plus, il faut améliorer l'accès aux traitements comme pour toutes les autres maladies chroniques en passant notamment par la généralisation de l'assurance maladie».La situation n'est pas meilleure pour les malades atteints d'AVC. «Comme pour les autres pays émergents, le Maroc se trouve devant une «véritable épidémie» d'accidents vasculaires cérébraux, mais le problème est que nous manquons cruellement de centre de rééducation et de médecins rééducateurs. Ce fardeau de la prise en charge est donc porté par la famille du malade», s'accordent-il à signaler. Les patients atteints d'Alzheimer souffrent également, de l'absence de structure de prise en charge et du manque de personnel qualifié. «Tous les patients qui souffrent d'une démence requièrent l'aide d'une tierce personne pour la vie quotidienne (comme manger, faire sa toilette, s'habiller etc.), or au Maroc, ces aidants sont essentiellement constitués des membres de la famille (conjoint ou enfant). Et aujourd'hui, plusieurs travaux ont montré que ces aidants ont un risque élevé d'épuisement physique et/ou psychologique», expliquent les neurologues.Enfin, il est important de rappeler que le 20ème congrès mondial de neurologie se tiendra au Palais des congrès de Marrakech du 12 au 17 novembre, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.Source: LE Matin



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