Bonne note pour l'immobilier marocain
Les nouveaux segments sont les leviers de croissance du marché, selon l'étude du cabinet international d'intelligence économique.
Les nouveaux segments sont les leviers de croissance du marché, selon l'étude du cabinet international d'intelligence économique. Bonnes perspectives pour le secteur immobilier marocain. C'est ce qui ressort de l'analyse publiée le 31 octobre par le cabinet international d'intelligence économique, Oxford Business Group. «Le secteur de l'immobilier devrait poursuivre sa tendance haussière compte tenu des projets de grande envergure en cours, et de la demande croissante en logements sociaux. Étant donné la solidité de divers segments du secteur de l'immobilier, le paysage urbain marocain devrait fortement se développer au cours de la prochaine année», précise l'étude qui intervient à un moment où le doute persiste ailleurs en Europe et dans la région. Une bonne note pour le Maroc qui depuis une décennie développe une politique ambitieuse qui vise à sauvegarder le pouvoir d'achat des ménages en maîtrisant les dépenses liées à l'habitat, à diversifier les produits et les formules d'accès au logement en les adaptant aux pouvoirs d'achat et au statut des différentes couches sociales. Résorption des bidonvilles, création d'un nouveau produit pour les ménages à revenu limité (250.000 DH), proposition d'un produit dédié à la classe moyenne, réduire le déficit en logements autant d'actions entreprises pour pour booster le secteur. Selon Oxford Business Group, au cours du premier semestre de 2011, les prix de l'immobilier ont fortement progressé en glissement annuel et plusieurs importants projets immobiliers devraient confirmer la tendance d'ici la fin de l'année prochaine, alors que le logement social continue de susciter une forte demande. S'appuyant sur l'indice des biens immobiliers de Bank Al Maghrib, le cabinet note que les prix des ventes au Maroc ont progressé au cours des deux premiers trimestres de 2011 de 5% et de 1.9 %, par rapport à l'exercice précédent. Toutefois, durant le deuxième trimestre de 2011, les prix ont reculé de 1.6 % par rapport à ceux des trois premiers mois de l'année.Les prix enregistrés au cours du deuxième trimestre ont progressé en glissement annuel dans l'ensemble des principales villes marocaines, à l'exception de Fès et de Tanger. Kénitra est le centre urbain où les prix de l'immobilier ont connu la plus forte augmentation (23 %). Casablanca, la capitale économique et la plus grande ville du pays, a sans surprise concentré la majorité des ventes (34 %), suivie de Marrakech (24 %) et de Meknès (12 %), est-il précisé. «La hausse enregistrée au deuxième trimestre a été stimulée par le segment résidentiel, qui a représenté près de 66 % des ventes. L'immobilier résidentiel a progressé de 3,8 % au cours du deuxième trimestre de 2010, porté par une augmentation de 5.4 % des prix des appartements», lit-on dans le rapport. Les ventes d'appartements ont représenté la majeure partie des ventes résidentielles et 60 % des ventes immobilières, et ce, malgré une chute du volume de ventes de 25 % en glissement annuel.Une étude du marché de l'immobilier à long terme permet de dégager une tendance haussière dans la quasi-totalité des principales zones urbaines, depuis la première publication de l'indice des biens immobiliers de Bank Al Maghrib en 2006. La ville orientale Oujda a connu la plus forte hausse (+ 22 % par rapport à 2006), suivie de Meknès (+16 %) et de Rabat (+14 %). A Casablanca et dans la ville touristique de Marrakech, les prix de l'immobilier ont augmenté respectivement de 4 et 3 %. Pour ce qui est des logements sociaux, ce segment continue également de figurer parmi les principaux leviers de croissance du marché de l'immobilier. «D'après les médias locaux, les ventes d'appartements ont rapporté jusqu'à 30 % de bénéfices aux promoteurs spécialisés dans le logement social ou à bas prix, et ce, en grande partie, grâce aux avantages fiscaux (exonération de l'impôt sur les gains en capital et des droits de succession) visant à stimuler le secteur».Au cours des 18 derniers mois, les promoteurs immobiliers ont manifesté un intérêt à l'égard du logement social et se sont engagés à construire 810.00 unités. En outre, des contrats pour la vente de 736 000 unités ont déjà été signés. Le gouvernement, quant à lui, souhaite multiplier les solutions de logement à bas prix pour la population, ainsi que soutenir les progrès accomplis dans le cadre du programme « Villes sans bidonvilles». Par conséquent, le segment du logement social devrait afficher de fermes signes de croissance au cours des prochaines années. «La demande en logements subventionnés est bel et bien présente au Maroc. Selon les médias locaux, au cours de l'été dernier, les ventes de logements sociaux et à bas prix ont été beaucoup plus fortes que les ventes enregistrées par les autres segments de l'immobilier», précise l'étude. «Début septembre, Addoha, le principal promoteur marocain, a indiqué qu'il vendait près de 150 logements à bas prix par jour depuis le début du ramadan (fin juillet) et que son carnet de commandes était rempli jusqu'en 2013», ajoute la même source.In fine, l'analyse réalisée par Oxford Business Group confirme la résistance du secteur dans un contexte difficile grâce à l'adoption des mesures d'encouragement du logement social, conformément aux Hautes orientations Royales. De plus, tous les opérateurs et intervenants sont mobilisés autour de ce produit pour réussir ce challenge. Selon le ministère de l'Habitat, cette résistance a été ressentie également dans les autres segments, notamment les logements de moyen standing et de luxe (pour certains produits).Des projets de grande envergure
L'analyse d'OXB a applaudi plusieurs projets immobiliers de grande envergure qui sont en voie d'achèvement. Elle a cité, à titre d'exemple, le projet Bab Al Bahr d'une valeur de 563 millions d'euros et d'une superficie de 75 hectares réalisé dans la vallée du Bouregreg, à proximité de la capitale, dont les promoteurs ont annoncé récemment que les unités résidentielles dans la marina du Bouregreg seraient livrées au cours du premier trimestre de 2012. Ils ont également précisé que la livraison des unités situées à la Cité des arts était prévue, quant à elle, pour le mois de juin.Le projet Cap Tingis, développé par le groupe Holmarcom, a été également présenté par l'étude comme étant un projet de grande envergure. Les 306 premières unités dudit projet Cap Tingis seront également prêtes à être livrées aux clients en juin. Situé à l'ouest de Tanger, au Cap Malabata, ce complexe de 2 milliards de dirhams s'étend sur un terrain de 60 hectares. A Tanger même, Inveravante est à la tête du projet de Tanger City Centre qui se compose de bureaux, d'appartements, d'hôtels et d'un centre commercial de 30 000 mètres carrés. Un représentant du groupe immobilier espagnol a déclaré que les premières livraisons auraient lieu en décembre 2012. Le groupe ibérique réalise aussi un projet de développement multi-usage semblable à celui de Casablanca. Situé dans le quartier Anfa, le projet AnfaPlace se composera d'un centre commercial de 36.000 mètres carrés.Et pour conclure, l'analyse a acclamé le très attendu Morocco Mall d'un montant de 2 milliards de dirhams qui devrait, quant à lui, ouvrir ses portes le 5 décembre. D'une superficie de 200.000 mètres carrés, il sera le plus vaste centre commercial d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et figurera parmi les 20 plus grands centres commerciaux du monde. Le grand magasin français de la mode les Galeries Lafayette et la Fnac, spécialisée dans la distribution de produits électroniques, audiovisuels et de livres, se sont laissé séduire par le Morocco Mall et y ouvriront leurs premiers magasins d'Afrique du Nord.Source: LE Matin



Postez votre commentaire