Cap sur la sécurité des gens de mer
Conformément à ses engagements, le Royaume accorde une importance particulière aux intérêts des marins et à leurs conditions de vi
Conformément à ses engagements, le Royaume accorde une importance particulière aux intérêts des marins et à leurs conditions de vie et de travail à bord. Avec ses 13 ports de commerce, le Maroc a érigé, en priorité nationale, le maintien et le renforcement de ses capacités portuaires et leur adaptation à la croissance rapide que connaît le pays dans tous les domaines. Tout en veillant à sécuriser le commerce international dans ses eaux territoriales, le pays applique les dispositions internationales en matière de sûreté maritime.Sur le plan des ressources humaines, le Royaume a misé sur le développement des compétences. Par l'entremise d'une formation de qualité répondant aux normes internationales, la démarche est ainsi assurée dans 11 établissements de formation, dont plusieurs jouissent d'une reconnaissance internationale. Dans ce sillage, en tant que membre actif de l' l'Organisation maritime internationale (OMI), le Maroc s'est engagé à traduire, dans les faits, les résolutions et recommandations et à coopérer pleinement avec cette institution et avec les autres instances travaillant dans son cadre pour l'élaboration des règles et procédures internationales en la matière. «C'est dans ce contexte qu'il faut replacer toute la portée que revêt la convention sur le travail maritime». Pour Naïma Bouayad, professeur à l'ISEM (Institut supérieur des études maritimes), celle-ci marque «une avancée décisive pour ce secteur d'activité névralgique». Il faut savoir, tient à rappeler Mme Bouayad que «les échanges commerciaux du Maroc, par voie maritime, dépassent les 95%». Le Royaume est aussi partie prenante de plus d'une vingtaine de conventions dont l'OMI est dépositaire.Dès lors et pour elle, l'OMI accorde une «importance particulière à l'élément humain et aux intérêts des gens de mer en matière conditions de vie et de travail à bord».Le Maroc, rappelle Mme Bouayad, ne pouvait qu'y souscrire, d'autant plus que «les échanges commerciaux du Maroc par voie maritime dépassent les 95%. Qui plus est, explique-t-elle, cette convention est «universelle et s'avère, désormais une charte des droits des gens de la mer». L'une de ses particularités et non des moindres, c'est que celle-ci «renferme des dispositions qui permettent l'adéquation avec les besoins du secteur». De par ses objectifs, la convention sur le travail maritime constitue, selon Mme Bouayad «une innovation». Voilà pourquoi sa ratification est «conforme à l'intérêt national () et sa mise en place permet d'optimiser les conditions de travail et de vie des gens de mer». C'est un engagement, indique Naïma Bouayad, visant à renforcer la sécurité, la sûreté et la protection des gens de mer. A la croisée des routes maritimes et de ses infrastructures portuaires répondant aux standards internationaux, le Maroc vise à atteindre sa vitesse de croisière en tant qu'acteur clef dans le secteur maritime de la région. C'est dans ce cadre qu'il a été mis en place, dans une zone maritime des plus fréquentées au monde, d'un Service de trafic maritime (STM) assuré par le Centre de surveillance du trafic maritime de Tanger (Tangiers Traffic), qui constitue une contribution considérable à la sécurité de la navigation internationale à travers le Détroit de Gibraltar. En matière de recherche et de sauvetage des vies humaines en mer, le Maroc dispose, depuis du Centre national de coordination du sauvetage maritime, chargé de la coordination des services de sauvetage maritime au niveau de la région nord et ouest africaine.Parole d'expert
Une compréhension approfondie de la convention sur le travail maritime est essentielle pour déterminer si sa ratification est conforme à l'intérêt national. Cette démarche, explique Naïma Bouayad permet aussi de savoir de quelle manière elle peut le mieux être mise en 'uvre pour « tirer partie de la flexibilité qu'elle offre au niveau national». Avec cette convention, les normes de formation seront respectées. Il faut savoir que parmi les objectifs, on cite la contribution à la sécurité de la navigation et à la prévention des accidents. Cette même démarche peut permettre aux gens de la mer de «servir à bord de navires à la pointe du progrès technologique». La convention répond aux besoins d'un secteur qui concerne 90% du commerce mondial.Source: LE Matin



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