De l'accompagnement de la Banque Palatine
La filiale du groupe français BPCE envisage de soutenir à l'international les entreprises de taille intermédiaire opérant dans l'a
La filiale du groupe français BPCE envisage de soutenir à l'international les entreprises de taille intermédiaire opérant dans l'automobile et l'électronique. L'Agence marocaine de développement des investissements (AMDI) devrait accueillir, ce mercredi à Tanger, une délégation de la Banque Palatine, filiale du groupe français BPCE (Banques populaires et les Caisses d'épargne), en visite au Royaume pour découvrir les opportunités offertes dans les secteurs automobile et électronique. Cette initiative permettra aux membres de cet établissement de faire découvrir l'offre marocaine aux acteurs de ces deux secteurs industriels prioritaires.C'est aussi une nouvelle occasion pour la banque française d'accompagner à l'international les entreprises de taille intermédiaire (ETI). «La présence à l'international est aujourd'hui une nécessité pour les ETI. En tant que banquier partenaire, la Banque Palatine se doit de les accompagner». Selon le président du directoire de la Banque Palatine, Daniel Karyotis, «ce partenariat avec l'AMDI est pour nous une nouvelle occasion de leur faire découvrir le Royaume du Maroc qui connaît actuellement une forte croissance économique et qui possède des infrastructures modernes et un environnement propice aux investissements».Fathallah Sijilmassi, DG de l'AMDI, estime que «cette démarche s'inscrit dans la ligne fixée par le Plan émergence». Ce programme ambitieux vise à proposer les meilleures conditions pour les implantations industrielles, notamment les infrastructures, la qualification du personnel et les conditions fiscales et administratives d'accompagnement de l'implantation. Identifié parmi les métiers mondiaux du Maroc, le secteur automobile a enregistré au cours de ces dernières années une croissance soutenue, bénéficiant du renouveau de la Somaca avec le projet Logan, de l'implantation d'équipementiers mondiaux et de la perspective du grand projet Renault à Tanger.Avec un impact estimé à près de 12 MMDH de PIB additionnels et 70 000 nouveaux emplois à l'horizon 2015, la stratégie dédiée à ce secteur vise à construire et à promouvoir une offre Maroc à destination des investisseurs. Le projet Renault-Tanger présente une réelle valeur ajoutée au secteur automobile national, avec une capacité de production de 400 000 véhicules/an à l'horizon 2014. Les perspectives portent sur l'accompagnement des fournisseurs de Renault dans leur démarche d'implantation au Maroc et le développement des partenariats entre les équipementiers locaux et les fournisseurs de Renault.Opérationnelle, l'offre du Maroc a permis d'enregistrer des résultats tangibles. Ainsi, 10 projets automobiles ont bénéficié des aides à l'installation du Fonds Hassan II. Ce dernier a accordé un prêt à la société Renault Tanger Med d'un montant équivalent à 200 millions d'euros pour la réalisation de son unité de production de véhicules automobiles dans la zone industrielle de Melloussa. En outre, de nombreuses actions de promotion ont été réalisées par l'AMDI dans des pays cibles et des plans de promotion en direction de la France et de l'Espagne ont été mis en place.Quant au sous-secteur de l'électronique, il est à rappeler que la stratégie, dont le potentiel est estimé à 9 000 emplois directs et une croissance de PIB d'environ 2,5 MMDH à l'horizon 2015, repose principalement sur la mise en place d'une «Offre Maroc électronique», d'un dispositif de développement des ressources humaines qualifiées pour favoriser la disponibilité de près de 9 000 profils adaptés aux besoins du secteur, ainsi qu'une offre immobilière diversifiée au sein d'une Plateforme industrielle intégrée (P2I).Sur le volet commercial, il a été procédé à la définition d'une politique de promotion multi-canal auprès des acteurs cibles évoluant dans les métiers prioritaires (électronique industrielle, électronique embarquée pour automobile et aéronautique). Cette offre est d'ores et déjà opérationnelle et un ensemble d'actions a été réalisé. Ainsi, deux projets ont bénéficié des aides à l'installation du Fonds Hassan II et un statut de zone franche a été mis en vigueur dans le cadre des P2I.Sur le plan infrastructure, des cités électroniques ont été définies dans le plan d'aménagement des P2I de Kénitra Automotive City et de Tanger Automotive City pour des superficies respectives de 14 et de 5 à 10 hectares. À signaler également que l'Offre accueil électronique s'est déjà concrétisée par le lancement du cluster électronique de Mohammedia (16 hectares) et du Technopolis de Rabat, entré en service en septembre 2008, avec une première tranche de 30 hectares pouvant s'étendre jusqu'à 300 hectares. Cette plateforme dédiée à la création, l'incubation et la promotion de projets innovants à fort potentiel, abrite un pôle dédié à la micro-électronique.Des signes de reprise se confirment
Afin de soutenir sa croissance économique et faire face au creusement de son déficit commercial, le Maroc 'uvre à l'accélération des stratégies sectorielles basées sur le ciblage volontariste des secteurs où il dispose d'avantages comparatifs indéniables. Ces stratégies ambitionnent de promouvoir les secteurs orientés export à travers le développement de nouveaux métiers, en l'occurrence l'automobile et l'électronique. En 2011, le secteur automobile commence par s'inscrire dans un trend haussier, bénéficiant notamment des effets escomptés de la reprise de l'économie internationale sur le Maroc. Selon une étude du cabinet Business Monitor international, une progression annuelle des ventes de 12% est attendue sur la période 2011-2014, portant ainsi le volume des voitures neuves vendues à 178 500 unités pour la seule année 2014. À l'instar du secteur automobile, le secteur de l'électronique national commence à montrer des signes de reprise suite au redressement de la demande adressée aux sous-traitants marocains et aussi à l'opérationnalisation récente de l'Offre Maroc électronique dont l'accélération s'avère nécessaire pour la pérennité du secteur.Source: LE Matin



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