Le tourisme contribue plus à l'économie
Le tourisme marocain s'en sort bien, malgré le ralentissement qui touche le secteur au niveau mondial. En effet, au-delà de l'évol
Le tourisme marocain s'en sort bien, malgré le ralentissement qui touche le secteur au niveau mondial. En effet, au-delà de l'évolution conjoncturelle d'un mois à l'autre de cette activité, l'analyse des indicateurs de la contribution de ce secteur à l'économie nationale montre que celui-ci améliore sa position dans le paysage économique marocain. Ainsi, selon les derniers chiffres dévoilés à ce sujet par le Haut-commissariat au Plan (HCP), la consommation intérieure du secteur a progressé en valeur de 8,4%, s'élevant à près de 90 milliards de DH (MMDH) en 2010, représentant 11,7% du produit intérieur brut, en hausse ainsi de 0,4 point par rapport à l'année passée.A préciser que cet indicateur comprend la consommation intérieure du tourisme récepteur (touristes non-résidents : étrangers et MRE en visite au Maroc) et la consommation du tourisme interne et émetteur (touristes résidents, nationaux et étrangers, séjournant au Maroc en dehors de leur environnement habituel, et ceux qui partent en voyage en dehors du Maroc et pour qui les dépenses touristiques prises en compte sont celles réalisées au Maroc). Mais c'est évidemment le tourisme récepteur qui constitue le gros de cette consommation. Il en représente plus de 73%, avec près de 66 MMDH en 2010, progressant ainsi près de 8%, ce qui améliore sa part dans le PIB de 0,3 point. Pour la consommation du tourisme interne émetteur, qui constitue près de 27% de la consommation intérieure, elle a évolué de plus de 10%, se chiffrant à près de 24 MMDH.Le secteur touristique a également progressé en termes de valeur ajoutée. Celle-ci a augmenté de près de 9%, se chiffrant à plus de 46 MMDH. Sa part dans la valeur ajoutée globale de l'économie nationale représente désormais 6,7%. S'agissant PIB du tourisme, il a progressé de près de 8%, atteignant près de 56 MMDH. Sa contribution à la formation du PIB passe à 7,3%.Le tourisme arrive donc à garder le cap, quoiqu'avec un rythme de croissance modéré, en attendant le retour de la grande reprise tant attendue. Il est à rappeler à cet effet que, d'après une étude réalisée par l'Observatoire de l'entrepreneuriat, on note une progression continue des arrivées depuis 2003. En fait, explique-t-on, au total, sur la période 2004-2010, le taux de croissance annuel moyen des entrées des non-résidents étrangers s'établit à plus de 9%. Toutefois, l'activité touristique nationale est très dépendante de l'Europe, au détriment d'autres marchés émetteurs. De même, cette activité reste concentrée dans certaines villes, notamment Marrakech et d'Agadir, qui se sont accaparées 62% des nuitées, contre 68% en 2008. Marrakech a d'ailleurs généré près de la moitié des nuitées additionnelles en 2010.Cette dynamique du tourisme en a fait le premier contributeur en devises. En fait, les recettes touristiques ont connu une augmentation significative, passant de 41 milliards de DH en 2005 à plus 56 MMDH en 2010, soit une hausse de 37% sur cinq ans. De ce fait, le secteur est devenu le premier contributeur à la balance des paiements du Maroc, devant les transferts MRE et les phosphates.On note cependant une baisse de confiance de la part des investisseurs étrangers, au lendemain de la crise. En 2008, le secteur s'est trouvé confronté à la problématique d'attraction des investissements, avec une baisse significative de ceux-ci, qui sont passés de 54,3 MMDH en 2007, en termes de projets conventionnés, à seulement 8 MMDH en 2008.Source: LE Matin



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