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Les Bourses africaines ont la cote

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L'Afrique est en pleine «révolution financière». Unanimes, les participants à la 15e réunion annuelle de l'ASEA (African Securitie

L'Afrique est en pleine «révolution financière». Unanimes, les participants à la 15e réunion annuelle de l'ASEA (African Securities Exchanges Association) ont estimé qu'il était temps pour ce continent de tirer profit de cette situation ainsi que des changements survenus à travers le monde. Les Bourses et les marchés financiers africains sont habilités à jouer un rôle de taille et très important pour drainer les investissements étrangers, compte tenu des potentialités naturelles et économiques énormes que recèle l'Afrique. Ils ont souligné la nécessité d'élargir les marchés africains afin de mieux les intégrer au marché financier mondial. Cette démarche est à même de permettre de drainer davantage d'investissements pour le continent africain et d'encourager les investisseurs à s'intéresser aux pays de la région. La promotion des investissements directs étrangers (IDE) constitue le meilleur moyen pour permettre d'aider les pays africains dans la réalisation de la croissance escomptée, dans la perspective de l'édification d'une économie pérenne, de la promotion des investissements Sud-Sud et de l'établissement d'une connexion entre les marchés financiers africains.Ces actions permettront aussi d'assurer une fluidité des flux financiers à l'échelle africaine, à travers une révision des systèmes actuels, largement inspirés des relations que tissaient des pays africains avec leurs homologues européens, ont expliqué les participants, se disant en faveur de la promotion, à l'échelle du continent africain, de mécanismes incitatifs pour la création d'entreprises. De par les potentialités qu'elle recèle sur le plan notamment économique et les opportunités qu'elle offre, l'Afrique est en passe de devenir la dernière frontière de croissance à l'échelle planétaire.À Marrakech, les uns et les autres ont appelé l'ensemble des pays africains à agir dans le sens de l'amélioration et de l'élargissement de l'environnement des affaires. Cette démarche, a estimé Sunil Benimadhu, président de l'Association des Bourses africaines, pourrait permettre l'arrivée de capitaux et de nouvelles entreprises aptes à utiliser les Bourses africaines comme marchés de cotation, notant qu'il est temps d'agir en vue de l'accroissement de la chaîne des valeurs du continent à travers la diversification des économies, la création d'emplois et l'amélioration des revenus et, enfin, l'appui et le soutien des Bourses africaines.Pour le directeur général de la Bourse de Casablanca, Karim Hajji, l'Afrique dispose d'un potentiel énorme et le temps est venu pour le continent de mieux saisir ces opportunités pour garantir sa croissance économique. Seulement, le manque de liquidité des Bourses, les disparités réglementaires et fiscales, la gouvernance des entreprises, souvent insuffisante, et le manque de visibilité des places africaines à travers le monde, sont autant d'obstacles au développement de nos marchés des capitaux. Pour M. Hajji, c'est dans ce sillage que l'African Securities Exchanges Association (ASEA) 'uvre en vue de développer une vision commune aux places africaines, en fédérant les synergies opérationnelles et en les rapprochant de la communauté des investisseurs internationaux. Selon lui, en se situant à la deuxième position après celle de l'Afrique du Sud, la Bourse de Casablanca est l'une des plus performantes à l'échelle africaine, relevant que cette institution tisse des relations de partenariat fructueuses avec d'autres places boursières, notamment celles de la Tunisie, du Gabon et de la Côte d'Ivoire. «Notre ambition est d'élargir ce partenariat à d'autres institutions boursières africaines, entre autres, celles de la Libye, du Ghana et du Nigéria». Pour lui, la finalité d'une telle démarche est de drainer davantage d'entreprises africaines, tout en les incitant à intégrer la Bourse de Casablanca. M. Hajji a tenu à rappeler que grâce à la création de Casablanca Finance City, la capitale économique du Royaume est en phase de se positionner désormais pour devenir une véritable plateforme régionale pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest, en ce qui concerne les métiers de la finance.

Le Plan d'action

Cette 15e conférence et réunion annuelle de l'ASEA a rassemblé les dirigeants de plus de 20 marchés boursiers en Afrique, les dirigeants de la communauté financière internationale, dont les États-Unis, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie. Elle constitue un forum unique pour réfléchir sur le rôle fondamental des Bourses dans l'exploitation du potentiel de croissance de l'Afrique et identifier les initiatives qui doivent être mises en 'uvre pour élargir et approfondir les marchés des capitaux africains. L'objectif ultime de cette 15e édition, initiée par la Bourse de Casablanca, est de générer suffisamment d'idées et d'initiatives attrayantes qui peuvent être traduites en un plan d'actions concret, réalisable et valorisant pour l'ASEA. Un tel plan d'action pourrait construire le devenir des marchés des capitaux sur un continent qui dispose d'un présent fort et d'un avenir prometteur, estiment les organisateurs.

Source: LE Matin

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