Les dirigeants s'expliquent en public
Le président du Raja, Hannat, et l'ancien coach des Verts, Fakhir, se sont livrés à un duel à travers les ondes d'une station rad
Le président du Raja, Hannat, et l'ancien coach des Verts, Fakhir, se sont livrés à un duel à travers les ondes d'une station radio. Le dernier déballage radiophonique entre le président Hannat et l'ancien coach du club Fakhir aura permis, à défaut de faire avancer le Raja, de rétablir au moins certaines vérités et éclairer les inconditionnels des Verts sur les problèmes sous-jacents qui ont plombé un avenir immédiat avec la crise actuelle qui perdure en maintenant difficilement le navire à flots. Que n'a-on dit et écrit sur les raisons profondes de la séparation de M'hamed Fakhir avec le club qu'il a mené au titre et dans le silence qui a accompagné son départ, on lui avait collé bien des étiquettes , dont celle, suprême accablement, de traître. Évidemment une telle accusation ne pouvait laisser l'enfant du Raja qui a fait toutes ses classes et toutes ses armes au club, indifférent et insensible et, sortant des ses gonds avec toute son énergie, il s'est employé à casser tous les arguments en rétablissant bien des vérités à la lumière de faits relevés et annotés sur son journal de bord.M'hamedFakhir offre la particularité dans une corporation le plus souvent fâchée avec l'écriture de tenir un journal quasi quotidien pour suivre la marche du club dont il a la charge. Journal certes intime mais qu'il ouvre d'une manière pathétique pour ceux qui veulent «connaître la vérité au jour le jour». Les révélations y sont cruelles et confondantes pour un comité qui naviguait entre deux eaux lui faisant miroiter des promesses et agissant pour on se sait quel intérêt.Au cours de ce débat largement suivi par les supporters du club, M'hamed Fakhir à été direct, tranchant, percutant et surtout décidé à en finir avec certaines rumeurs colportées et entretenues par des franges de supporters particuliers appartenant à une pseudo- association qui tient véritablement les manettes du club en imposant des diktats au président en exercice. L'ancien président Abdellah Rhallam qui avait rompu et mis fin à cette allégeance fut âprement combattu par cette même pseudo association aux relents sonnants et trébuchants.A l'issue de cette guéguerre sur les ondes d'aucuns se sont demandés pour quelle raison le président Hannat s'est exposé à cette avalanche de révélations et de mises au point guère glorieuses pour une gestion qui a depuis longtemps montré ses limites. Que pouvait-il espérer d'un face à face où il servirait de punching-ball ' Le masochisme n'étant pas dans la culture des dirigeants du terroir on reste interrogatif sur les motivations d'une telle confrontation ouverte au publicEn tout état de cause, la situation du club n'a guère évolué et ce n'est sûrement pas le succès tiré par les cheveux face au CODM qui apportera un début de sérénité tant sur le terrain avec une équipe qui se cherche toujours qu'en dehors c'est-à-dire dans la rue ou l'on continue encore de s'interroger sur l'avenir. Dans une longue interview de l'entraîneur français Bertrand Marchand accordée à notre journal (voir supplément du mardi dernier) il est expressément fait appel au recrutement d'au moins 3 éléments pour espérer un renouveau ou plutôt une résurrection. D'ici au mercato (2e quinzaine de décembre), il faudra faire avec l'effectif actuel lequel souffre de beaucoup de faiblesses dans certains postes et si l'on ajoute la vilaine blessure et donc longue indisponibilité d'Amine Erbati le Raja n'a plus d'immunité défensive.Dans son analyse du club, consignée dans ses notes, M'hamed Fakhir dresse des perspectives qui donnent froid dans le dos : « Ce n'est plus la présente saison qui sera difficile mais déjà la prochaine qui me parait compromise ». En cause, la gestion du club avec des contrats d'une seule année qui rend aléatoire toute politique de moyen terme pour bâtir une équipe de haut niveau et compétitive.Le Raja qui s'est installé délibérément dans cette spirale de doute, d'incertitude et de solutions de replâtrage s'est condamné à plonger dans le marécage du désenchantementSeulement voilà, avec un public bercé par la gagne des titres et des sacres depuis la fusion-absorption de l'OC de 1994-1995 les jours du comité en place risquent d'être difficiles voire insoutenables.La chute de l'Aigle Vert
Champion en titre, le Raja de Casablanca est depuis la reprise des compétitions méconnaissable. Éliminés prématurément de la Coupe du Trône, les Verts ont débuté la saison du mauvais pied. Puis, il y a eu une série de déboires, y compris et surtout l'élimination en Ligue des Champions d'Afrique. Rien ne va non plus en championnat puisqu'il a fallu attendre la sixième journée pour voir l'équipe du Raja remporter son premier match et de façon plutôt étriquée (1-0) face au CODM.Source: LE Matin



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