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L'OIE dévoile ses premiers chiffres

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Au total, 71.790 m2 ont été écoulés à Casablanca et Rabat, entre 2010 et la mi-2011.

Au total, 71.790 m2 ont été écoulés à Casablanca et Rabat, entre 2010 et la mi-2011. Moins de deux ans après sa création, l'Observatoire de l'immobilier d'entreprise (OIE) vient de publier ses premiers chiffres sur l'immobilier professionnel à Casablanca et Rabat. Les données qui ont été annoncées, mardi dernier, lors d'une conférence de presse dans la capitale économique révèlent qu'entre 2010 et le troisième trimestre 2011, les transactions (location et vente) ont porté sur une superficie globale de 71.790 m² tout actif confondu. Par segment, 46.858m² ont été écoulés ou loués pour les bureaux, tandis que 4.758 m² concernent les commerces face à une demande de 20.174m² ventilés en locaux industriels et logistiques. Notons que les membres actuels de l'OIE ne détiennent qu'entre 25 et 30% de part de marché sachant que le marché de l'immobilier professionnel n'étant pas structuré et où le gré-à-gré occupe une grande place. Selon les statistiques fournies par l'OIE, qui est parrainé par les membres fondateurs d'Immostat (France), Casablanca accapare la part du lion avec 65% de parts du marché tout actif confondu. En revanche, Rabat se démarque au niveau des transactions réalisées sur les locaux industriels et logistiques avec 64% de parts de marché contre 36% pour Casablanca. Côté prix, les tarifs affichés à Casablanca sont plus chers que ceux de Rabat. Ainsi, le loyer moyen pondéré /m2 des bureaux se situerait à 131 DH (hors taxe et hors charge) au niveau de l'entrée de ville, à 161 DH (HT&HC) pour le centre-ville, 72 DH (HT&HC) pour le quartier du port et 80 DH ((HT&HC) pour Ain Sebaâ. Du côté des commerces, le loyer mensuel (HT&HC) varie entre 195 DH pour le centre-ville et 224 pour le Triangle d'or. Quant à Rabat, les loyers recensés (HT&HC) /m2 par l'OIE pour les bureaux s'élèvent à 140 DH pour le centre-ville, à 91 DH pour le Haut Agdal, à 98 DH pour Hay Riyad et à 63 DH pour Yâacoub El Mansour.Notons que ces chiffres ne tiennent pas en compte les pas de porte et les droits de jouissance, sachant que dans la plupart des cas, les montants y afférents sont donnés en noir. C'est dire que le secteur manque encore de transparence et de professionnalisme. Dans une autre phase, l'Observatoire de l'Immobilier d'entreprise compte élargir sa couverture d'autres villes, notamment Marrakech, Oujda, Tanger, Agadir... Notons que l'OIE couvre trois segments : les bureaux, «les entrepôts et locaux logistiques et industriels» ainsi que les commerces. Sont recensés les bâtiments neufs, anciens et de location. Pour rappel, l'Observatoire de l'immobilier d'entreprise a été créé en avril 2010 par des professionnels du secteur, en réponse au besoin exprimé par plusieurs opérateurs de disposer d'un outil simple et récurrent, comportant les indicateurs clés du marché de l'immobilier d'entreprise (bureaux, commerces et locaux d'activités). Pour un début, l'observatoire a procédé à la mise à disposition aux différents acteurs et intervenants d'une information fiable, via son site Internet qui permet au public d'avoir accès aux données recensées sur l'immobilier d'entreprise. Ciblant l'ensemble des opérateurs économiques, banques, assureurs, investisseurs, utilisateurs, l'OIE veut mettre à leur disposition, chaque trimestre, des indicateurs économiques fiables facilitant la prise de décision et la définition des stratégies immobilières. Le but étant « d'ériger l'immobilier d'entreprise en une filière à part entière de l'économie en militant pour plus de transparence et de professionnalisme en faveur des segments de l'immobilier d'entreprise», a affirmé Kacem El Bouanani, président de l'OIE.

Missions

L'OIE ambitionne de rendre le marché plus efficient avec des notions de prix de marché contribuant à réduire le nombre de transactions atypiques ou à les isoler. Il vise également à rendre le marché plus attractif et attirer plus de nouveaux investisseurs localement, amener ceux qui y investissent déjà à s'y renforcer, mais également attirer plus d'investisseurs internationaux. Augmenter la liquidité des actifs (acquisition, cession, financement, valuation,), favoriser le développement du locatif et la professionnalisation du secteur et enfin développer l'activité d'un certain nombre de métiers qui souffrent aujourd'hui de la situation d'opacité/manque de liquidité telles que l'intermédiation, l'expertise, les études, le financement, la formation continue et la formation supérieure en immobilier.

Source: LE Matin

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